Pourquoi choisir le camping pour découvrir les vignobles
Passer une journée à visiter des caves et à déguster est une chose. Se réveiller le lendemain avec les rangs de vigne devant sa tente en est une autre. De plus en plus de voyageurs combinent visites de domaines et camping dans les régions viticoles, plutôt que de multiplier les allers-retours depuis un hôtel en ville.
Le premier avantage, c’est la proximité. Les visites et dégustations se réservent souvent sur des créneaux précis, en matinée ou en fin d’après-midi. Camper à quelques kilomètres des domaines permet de les enchaîner sans courir, et de rentrer à pied ou à vélo plutôt qu’en voiture. En France, le taux d’alcool autorisé au volant est de 0,5 g par litre de sang : désigner un conducteur ou utiliser le crachoir reste la règle.
Le budget joue aussi. Les hébergements en région viticole affichent souvent des tarifs élevés pendant les vendanges et les week-ends de forte affluence, alors que le camping reste nettement plus accessible. Enfin, on s’installe plusieurs jours au même endroit et on construit son programme autour de la proximité plutôt que des trajets, ce qui rend le séjour plus détendu. Ce format convient aussi bien aux couples qui découvrent l’œnotourisme qu’aux familles, dont les enfants profitent des grands espaces pendant que les parents visitent les caves.
Bien préparer son matériel
Un séjour qui passe par plusieurs appellations implique souvent de changer de site tous les deux ou trois jours : le matériel doit se monter et se démonter rapidement.
La tente est l’équipement central. La météo peut changer vite dans les vignobles : mieux vaut un modèle à double toit, une bonne imperméabilité (indiquée en millimètres de colonne d’eau) et un montage rapide, pour s’installer en dix minutes en arrivant le soir après une journée de visites. Des enseignes comme vidaXL proposent un large choix de formats, de la tente deux places au modèle familial.
Le couchage compte autant que la tente. Pendant les vendanges, en septembre et octobre, les nuits peuvent être fraîches dans la plupart des vignobles, même après une journée ensoleillée : un matelas isolant et un sac de couchage adapté à des températures basses évitent les mauvaises surprises. En été, c’est l’inverse : un emplacement à l’ombre et une tente bien ventilée font la différence au réveil.
Au moment de choisir son emplacement, privilégiez un terrain plat et légèrement surélevé, pour éviter que l’eau ne s’accumule sous la tente en cas d’orage, et vérifiez la distance à pied ou à vélo jusqu’aux premiers domaines.
Pensez aussi à la cuisine en extérieur : réchaud, glacière et quelques ustensiles suffisent. Beaucoup de domaines vendent leurs vins sur place, et un repas simple au camp avec un fromage local et une bouteille achetée chez le vigneron fait partie du plaisir. Attention en revanche à la chaleur : une voiture garée au soleil devient vite une étuve, ce qui abîme le vin. Une glacière permet de rapporter ses achats en bon état.
Enfin, le camping sauvage est encadré en France : ne plantez jamais votre tente dans une parcelle sans l’accord du vigneron.
Quelles régions choisir ?
Le bon camp de base est un camping central, qui limite les trajets entre les domaines. Quelques régions s’y prêtent particulièrement bien :
La vallée de la Loire, avec ses campings en bord de fleuve et l’itinéraire La Loire à Vélo pour passer d’un domaine à l’autre sans voiture. Pour l’itinéraire, voir nos circuits sur la route des vins de Loire.
Le Beaujolais, plus vallonné, idéal pour randonner entre deux dégustations. Notre guide de la route des vins du Beaujolais aide à choisir ses étapes.
L’Alsace, dont les villages viticoles s’enchaînent à courte distance. Tout le tracé est dans notre guide de la route des vins d’Alsace.
Le Languedoc-Roussillon, pour alterner vignobles et journées à la plage. Autour de Collioure, les vignes descendent presque jusqu’à la mer : voir notre guide pour visiter Collioure.


