Données issues d’un échantillon de 15 000 réservations réelles réalisées en France en 2025 sur Winalist, la plateforme leader de réservation d’expériences œnotouristiques en Europe.
L’œnotourisme français en une donnée : la dégustation au caveau est devenue un canal de vente directe

On imagine encore l’œnotourisme comme une visite de cave suivie d’une dégustation. Les données 2025 racontent autre chose : 60% des retombées générées par une visite ne viennent pas du billet, mais du vin acheté sur place.
Une réservation rapporte en moyenne 207€ au domaine : la billetterie, et surtout l’achat de vin qui suit la visite. Trois visiteurs sur quatre repartent avec des bouteilles — et chez ces acheteurs, le panier vin atteint 164€.
Autrement dit : la dégustation n’est pas un coût d’acquisition, c’est un levier commercial. Le domaine qui ouvre ses portes ne vend pas un billet, il ouvre un canal de vente directe.
À retenir pour les domaines : sous-tarifer l’expérience pour « remplir » ne maximise pas le revenu. La vraie valeur se joue après la visite, au caveau.
Qui sont les œnotouristes en 2025 ? Plus jeunes qu’on ne le croit

Premier contre-pied aux idées reçues : un visiteur sur deux a moins de 35 ans. Les 25-34 ans sont désormais le premier segment de l’œnotourisme français (33% des visiteurs), devant les 45-64 ans traditionnellement associés au vin.
Les seniors (65+) restent une niche — sauf chez les Américains, qui font figure d’exception.
Côté nationalités, les Néerlandais sont la première clientèle étrangère, devant les Américains et les Italiens. Et les visiteurs internationaux dépensent davantage en billetterie qu’un Français : environ 33€ par adulte contre 25€, soit +33%.

Les familles achètent, les groupes professionnels dépensent

Le comportement d’achat varie nettement selon le type de visite :
- Les familles sont les meilleures acheteuses de vin (79% repartent avec des bouteilles).
- Les groupes de collègues génèrent les paniers les plus élevés (461€ par réservation), portés par des achats importants dans le cadre d’événements d’entreprise.
- Les visiteurs solo sont les seuls chez qui l’achat reste minoritaire (53%).
Une donnée utile à connaître : la dépense par adulte est remarquablement stable d’un type de visite à l’autre. Ce qui fait grimper le panier d’un groupe, c’est sa taille — pas une générosité particulière. Pour un domaine, accueillir des groupes constitués reste le meilleur levier de chiffre d’affaires par visite.
L’œnotourisme, moteur du tourisme de week-end et de séjour

L’œnotourisme n’est plus une simple excursion. 55% des visiteurs prolongent leur venue par un séjour de deux jours ou plus. Le format dominant est le court séjour de 2 à 3 jours (33% des visiteurs).
Le vendredi et le samedi concentrent à eux seuls 45% des visites, et la saison se joue entre mai et septembre (65% des réservations).
Les visiteurs lointains anticipent davantage : environ un mois pour les long-courriers, contre une vingtaine de jours pour les Européens proches et les Français.
14 régions, 14 profils : la carte de l’œnotourisme français
L’offre française couvre 14 régions viticoles, de la Champagne à la Corse, avec des prix d’expérience allant de 24€ dans le Sud-Ouest à 83€ dans le Cognac. Un secteur accessible à toutes les clientèles.
Quelques signatures régionales tirées des données 2025 :
- Champagne — la première destination, le panier le plus élevé (129€ par réservation) et 82% de visiteurs internationaux. 85% des Japonais qui font de l’œnotourisme en France choisissent la Champagne.
- Bordeaux — la plus grande offre du pays (367 expériences) et la destination n°1 des Américains et des Britanniques.
- Bourgogne — une clientèle premium, avec les groupes parmi les plus petits de France.
- Val de Loire — la région la plus « française » (61% de visiteurs nationaux), excellent rapport qualité-prix.
- Provence — la deuxième région la plus internationale, portée par une clientèle anglophone à fort pouvoir d’achat.
- Île-de-France — un œnotourisme urbain premium (bars à vin, ateliers, restaurants), deuxième panier moyen du pays.
Le détail région par région est disponible dans le rapport complet, à télécharger ci-dessous.
L’œnotourisme français dans le marché européen

Comparée à ses voisines, la France se distingue comme le marché le plus accessible et le plus profond. L’œnotourisme y commence à 23€ en moyenne (l’expérience la moins chère d’un domaine), contre 30€ en Italie et 35€ au Portugal.
À l’inverse, les marchés du sud affichent des paniers plus élevés : l’Italie génère 107€ par réservation, soit +26% par rapport à la France. La France reste néanmoins le cœur du marché européen par son volume et la richesse de son offre — et le point de départ de nombreux voyageurs qui explorent ensuite le reste du continent.
Méthodologie
Ces données sont issues de 15 000 réservations confirmées réalisées en France en 2025 sur Winalist. Il s’agit de données transactionnelles réelles, et non d’un sondage déclaratif. Les données comportementales (achat de vin, durée de séjour, type de voyage) proviennent des avis post-visite renseignés par les visiteurs.
Winalist est la plateforme leader de réservation d’expériences œnotouristiques en Europe, avec plus de 650 domaines et maisons référencés en France.
Télécharger l’Observatoire Winalist de l’œnotourisme 2026
Retrouvez l’ensemble des données, les focus régionaux et les graphiques dans le rapport complet.
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A propos de Winalist
Fondée en 2017 en France, Winalist est devenue la plateforme leader de réservation d’expériences œnotouristiques en Europe. Elle connecte les voyageurs à plus de 2000 domaines viticoles, maisons de champagne et distilleries à travers plus de 12 pays. Basée à Reims, au cœur du vignoble champenois, l’entreprise s’est développée à l’international avec des implantations aux États-Unis et au Portugal en 2015, accompagnant la croissance de l’œnotourisme sur les principaux marchés mondiaux.
Winalist publie chaque année l’Observatoire de l’œnotourisme, premier baromètre du secteur fondé sur des données de réservation réelles.
Né et ayant grandi en Champagne, Nicolas a depuis exploré les régions viticoles d'Europe et des Amériques. Aujourd'hui CEO de Winalist, il aide l'équipe éditoriale à dénicher les pépites qui valent vraiment le détour.



